Vienne, Saint Genis Laval : regards croisés d'étudiants sur un captage d'eau potable


Les lycées agricoles de Vienne (Isère) et St Genis Laval (Rhône) s'associent pour proposer à leurs étudiants en BTSA ANABIOTEC et GEMEAU, dans le cadre d'un suivi d'un captage d'eau potable, de se rencontrer pour mettre en synergie les angles d'approche de la qualité des eaux et les apprentissages (de terrain et de labo)...

23 janvier (2018), lycée de Saint Genis Laval : les étudiants de 2e année en BTSA ANABIOTEC accueillent à leur tour pour la journée leurs homologues de BTSA GEMEAU du lycée de Vienne. Au café d'accueil, les échanges entre eux sont décontractés : le courant est bien passé semble-t-il lors de la première rencontre, le 5 décembre (2017), organisée cette fois là par les étudiants isérois.

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syndicat intercommunal de gestion des eaux de Roussillon, Péage et environs
visite du captage d'Agnin, le 5 décembre 2017. Photo Gilles Ronzel
Emilien et Quentin, témoignent : « On avait déjà fait en cours une étude préalable de la problématique du captage d'Aignin et de son bassin-versant, très agricole. On était aussi allé voir. Au cours de la première journée, on leur a fait rencontrer sur place un technicien du SIGEARPE (syndicat intercommunal de gestion des eaux de Roussillon, Péage et environs) et un agriculteur, puis l'après-midi on a repris en salle avec eux la visite du matin en étudiant la problématique : les enjeux par rapport aux normes de l'eau potable et aux activités sur les différents périmètres de captage. C'était la première fois que l'on a fait une présentation et un projet avec une autre classe d'un autre lycée ».

L'établissement de Vienne est en effet partenaire du SIGEARPE pour le suivi de la qualité des eaux de ce captage qui participe à l'alimentation en eau potable d'environ 35 000 habitants. Qualifié de « prioritaire » car dépassant les normes sur les paramètres nitrates et pesticides du fait de l'activité agricole sur le bassin-versant, le captage est l'objet de toutes les attentions et les BTSA GEMEAU ont pour mission de fournir des éléments complémentaires sur le suivi de la qualité des eaux et sur les actions de terrain à proposer en direction des agriculteurs, en lien avec la chambre d'agriculture. Or, si les prélèvements d'eau et l'interprétation des résultats ne posent pas problème pour eux, il manque la compétence d'analyse de laboratoire, ainsi que la recherche de protocoles d'analyse fiables pour chacune des douze molécules de pesticides détectées (dans des doses infinitésimales) au fil du temps. Celle-ci est apportée par le lycée de Saint Genis Laval et sa filière ANABIOTEC, et s'articule même cette année avec le programme du projet à conduire dans le cadre du module M58 (mise en œuvre d'un protocole expérimental).


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les BTSA GEMEAU de Vienne manipulent en laboratoire, encadrés par les BTSA ANABIOTEC de St Genis Laval (23 janvier 2018). Photo Dominique Dalbin
les BTSA GEMEAU de Vienne manipulent en laboratoire, encadrés par les BTSA ANABIOTEC de St Genis Laval (23 janvier 2018). Photo Dominique Dalbin
Au programme de cette deuxième journée donc, la visite guidée des différentes laboratoires et de la halle technologique agro-alimentaire, puis la présentation théorique des manipulations proposées et enfin la pratique en petits groupes, encadrés par les étudiants ANABIOTEC : dosages des nitrites et des pesticides, filtration en zone stérile de l'eau, dilutions, mise en culture et dénombrement de spores bactériennes. Si les étudiants GEMEAU ont pu déjà faire quelques TP d'analyse par le passé, c'est avec des moyens et des techniques plus sommaires. Ici c'est le royaume de la technologie : spectrophotométrie simple ou à flamme, chromatographie liquide haute performance, micro-seringues de précision,... Les échanges croisés sont riches entre les étudiants, chacun apportant à l'autre ses connaissances liées à son référentiel. Amélie, étudiante à Saint Genis Laval, résume l'intérêt de la démarche : « la première journée, on a pu voir sur le terrain un captage, j'ai été impressionnée par les installations et les techniques hydrauliques. C'est intéressant parce que l'on a eu les tenants et aboutissants d'une situation, alors qu'en labo on ne sait pas, on ne nous dit pas pourquoi on fait les analyses ».
Pas de doute, ces deux journées de regards croisés entre étudiants sont un bel exemple de partenariat pédagogique gagnant-gagnant entre deux lycées. Nul doute que le sens donné aux apprentissages des jeunes feront écho sur le terrain auprès des gestionnaires et des agriculteurs...

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reportage vidéo (deuxième journée)