Efficacité et résistance de techniques de protection de berges en génie végétal

Type de ressource : publication, multimédia/en ligne
Thématique : environnement - milieux naturels, gestion - acteurs
Description : Un ensemble de dix-neuf ouvrages de protection de berges en génie végétal a fait l’objet d’un suivi à court et long termes sur plusieurs rivières de Wallonie. Les aménagements, dont la mise en place remonte pour certains à 20 ans, ont dans l’ensemble bien rempli leur rôle de stabilisation de berge, même si plusieurs d’entre eux sont aujourd’hui partiellement détruits. Dans certains cas, l’endommagement des aménagements a conduit à une reprise de l’érosion de la berge à protéger. Le facteur principal de dégradation des ouvrages est l’énergie de la crue destructrice. Elle est quantifiée par la valeur de puissance spécifique limite, qui représente la valeur maximale de puissance à laquelle l’ouvrage peut résister. Déterminée sur la base des observations de terrain, elle est de l’ordre de 130 W/m² pour des fascines, 65 W/m² pour des peignes, 200 W/m² pour des caissons et 150 W/m² pour des épis végétaux. Toutefois d’autres facteurs d’échec font en sorte que l’aménagement est dégradé avant d’être détruit par les crues, ce qui le rend vulnérable pour des puissances spécifiques moins importantes. Les facteurs de dégradation mis en évidence sont (i) une mauvaise reprise de la végétation liée à un problème d’exposition, à des coupes non gérées et aux dégâts provoqués par les animaux s’attaquant aux plantations (bétail et rongeurs), (ii) des défauts de conception des aménagements (remplissage inadapté, mauvais dimensionnement) et (iii) une mauvaise prise en compte des caractéristiques géomorphologiques de la rivière. Ainsi, outre la puissance spécifique, un deuxième facteur important à prendre en compte est la quantité de Matières En Suspension (MES) disponible, étant donné que la plupart de ces ouvrages nécessitent un remplissage par des sédiments fins.

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